4 piliers sur le ponton

12 Pattes sur le ponton.

Ecrit par Laura SGARD 

Cette photo c’est 12 pattes sur le ponton, des récentes, tout juste apprivoisées, des indépendantes qui nous apprivoiserons et 4 piliers stables qui vous portent au delà.

2012 excursion vers le cœur et les rêves, dans la magie des loups, la découverte du rien, du vide, de la montagne qui nous regarde toujours de loin. Avec 4 pattes sur le ponton pour piliers de chaque instant.

2015 on y revient, 8 pattes de plus, les yeux plus grands ouverts, pieds sous la neige, le loup dans l’objectif mais la montagne dans la vue. Tous ensemble sur le ponton, le lac gelé du Boréon, cette photo dans un moment parfait.

2020 le ponton n’est plus, car l’eau comme la vie emporte les instants, elle imprime son passage, met la montagne en morceau et englouti ses reliefs.

Aujourd’hui une photo, plus de ponton, 8 pattes seulement. Les 4 piliers arrachés car comme l’eau, la mort l’emporte toujours et imprime le cœur.

Cette année là, le cancer à emporté les 4 pattes, centre de cet instant, l’eau a emporté le reste car la Vésubie a débordée.

Vallée du Mercantour traversée par un couloir béant de vide et de roche, où trouée chaotique dans le cœur imprimée dans chaque pensée et pour tous les instants.

Cette photo c’est une tristesse infinie de tant de choses disparues…les pieds sur ce ponton il faut parfois réussir à lâcher ce qui est perdu, laisser couler vers le vide, le rien, le fond.

Tu es bien loin mon chien ne te retourne plus.

Le chien est-il réellement ce que l’on en fait ?

Le chien est-il réellement ce que l’on en fait ?

Ecrit par Laura SGARD

Lorsque les idées tournent en rond, les mettre par écrit semble être le moyen de les figer, pour les analyser par la suite de plus haut et de plus loin.

Le chien, une ombre qui nous suit et se transforme avec nos vies. Dans le réel il n’est ni un confident ni un ami, car les amis vous choisissent et les confidents vous donnent un avis. Il appartiendra un temps à votre famille si vous lui accordez cette place, mais l’animal n’est jamais acteur de ces possibilités.

Il est simplement là, il suit, il attend, il fait (ou non) ce qu’on lui impose / lui propose… Il se transforme au fil des aventures vécues, il devient avec nous un tout, mélange de son être et de nos histoires.

Alors le chien est il le miroir de l’humain avec lequel il partage sa vie ?

Si le chien propose des attitudes avec une personne, il en montrera différentes guidé par un nouvel humain et sorti de ses habitudes. Ces observations, chaque Educateur canin les a déjà faites. Dire que l’animal est uniquement le reflet de celui qui le guide reste tout de même trop simple car il garde bien sur sa personnalité…

Personnalité : Ce qui différencie une personne de toutes les autres. Les différences de chacun seraient finalement leur identité (qui permet de reconnaitre). Qu’est ce qui différencie mon chien de tous les autres ? Au delà de l’attachement et des souvenirs communs.

Dans nos attentes humaines, qu’on soit particulier ou professionnel nous restons parfois focalisés sur les réactions qui nous gênent On souhaite les  » travailler « , les changer. Mais certains en oublient l’identité de l’animal.
Notre métier d’éducateur canin dans cette approche n’est pas de changer l’individu chien mais de vous aidez à trouver un équilibre avec lui dans votre vie.

Le chien reste qui il est, même s’il est certain que vos habitudes quotidiennes et votre communication avec lui amèneront attitudes et réactions qui pourront se renforcer, s’ exagérer dans le temps. Votre mode vie aura par ex un lien direct sur ses capacités d’adaptabilité. Pour autant son identité n’est pas de votre fait. Votre suiveur de vie est un tout, mélange de votre monde et du sien.

Le chien libre, un monde à choisir.

Le chien libre, un monde à choisir.

Ecrit par Laura SGARD

Partie 1

L’animal chien, compagnon de voyage qui agrémente nos vies de multiples façon, il y participe à son échelle en suivant par confort et/ou souvent par obligation, l’humain qui l’a choisit, qui le nourrit, lui propose un abri, une vie sécurisée bien rangée comme on dit… Mais les chiens hors de nos maisons n’ont ils pas de foyers qui leur sont propres ? Sont ils forcement vagabonds, à la recherche d’un vie plus belle ? Il restera impossible de trancher alors, quelle vie en sera meilleure. Chaque histoire canine étant si différente, chaque famille ou lieu de vie étant faits de particularités plus ou moins acceptables.

Et même si l’humain se plaît énormément dans un rôle de sauveur justicier, car il pense toujours savoir ce qui est mieux pour l’autre… L’animal ne pouvant répondre que par des gestuelles et vocalises dont notre espèce aime traduire ce qui l’arrange reste pratique pour que chacun se complaise dans ses croyances. Le chien de famille étant trop souvent malade de son excitation, la carte du confort et de l’abondance, des soins et de la nourriture ne contrebalance pas selon moi.

Cela pour dire que certains chiens que nous appelons errants ne sont pas perdus, ils ont leur monde et un confort qui leur est propre. Il peut être louable de vouloir aider des bêtes que nous pensons en détresse, nous savons pourtant pertinemment que sortir un animal sauvage de son contexte de vie est rarement bénéfique pour lui, le chien qui est né dans la rue sera systématiquement qualifié de malheureux, pourtant il dispose alors d’une chose pour laquelle chaque humain serait prêt à se battre, la liberté.

Je ne dis pas ici que les associations ne servent à rien, ni qu’il faut fermer les yeux sur la cruauté qu’amène notre société sur le monde animal, je repose seulement un regard sur ce que nous qualifions de vie malheureuse lorsque nous apercevons un chien que nous disons « errant ».

Je vis depuis 7 ans maintenant avec une chienne des rues de Roumanie, compagne de vie que je n’avais pas choisi, elle n’était pas faites pour vivre dans une famille humaine et elle ne le sera jamais.

Probablement morte de démodecie la bas sans l’association qui l’a sauvé puis amené en France. Ici en France elle croupirait en chenil depuis plus de 7 ans si je ne l’avais pas laissé nous suivre. Comme bien des chiens de rues elle a laissé quelques cicatrices profondes sur différents bras et mollets avant qu’on ne me la confie, parce que sa vie était à la base libre, sans tolérance forcée aux bruits, aux lieux clos et autres fortes contraintes de notre société, celles que l’on impose chaque jour aux chiens suiveurs d’humains.

Je reviendrais sur l’histoire de Birdie qui à mon sens a eu de la chance de continuer sa vie avec nous.

Le chien libre* devient une petite « mode » pour une petite partie du monde canin, avant de partir dans une folie d’ajouts de choix dans une vie que nous noyons de contraintes je voulais aborder cette vision que nous gardons de l’animal forcement plus « heureux » avec l’humain.

** « Chien libre » est le nom donné à l’approche André Escaffre, une approche qui a clairement modifié le regard de beaucoup sur le chien, sur notre rapport à l’animal et sur bien d’autres choses encore. Une approche qui continue d’inspirer et de questionner. Lors de mes formations j’ai eu la chance que l’on m’en re-transmette une petite partie (puisque ce cher Monsieur nous a quitté en 2012), je ne m’approprie aucunement aujourd’hui cette approche. Je choisi ce titre pour cet article afin d’aborder une tendance très présente en ce moment, aussi pour parler purement et simplement du chien lorsqu’il se passe de nos bons services, donc du chien « libre ». **

 

Partie 2 :
Une petite mode est au chien « libre », ce chien à qui on laisserait du « choix », cet ami au quel on ne mettra « pas de laisse ». Mais qu’est ce qu’un chien libre réellement au coté de l’humain ?
Notre ami canin, champion du monde de l’adaptabilité et de la résilience, subit notre vie insensée de deux pattes dans une société remplie d’odeurs fortes et de contraintes. Parce qu’ils ne sont même pas autorisés sur les plages, parce que la laisse est obligatoire dans divers lieux…
Le chien libre aux cotés de l’humain des « villes » est une utopie. Il reste encore ces chiens de fermes, vivant ici et là, rôdant autour de leur propriété, connaissant les villages voisins par cœur. Ceux là sont libres parce que leur environnement le permet, mais aussi parce qu’un des paramètres devient très différents : Le détachement de l’humain. Ces chiens sont autonomes et n’ont besoin que d’un abris et d’une gamelle…. S’ils ne trouvent plus ces ressources que chez le voisin alors le lieu de repos et de retour changera.
Ce que j’essaye de vous dire là ? C’est que pour laisser une vrai liberté à son chien il faut être capable de s’en détacher, chose qui pose souvent problème aux personnes très soucieuses du « bien être », une tendance également qui amène parfois à mettre le chien dans un confort permanent qui ne lui rend pas service.
Car le chien libre dans notre société, c’est celui qui sait tolérer cette vie et s’y adapter. Celui à qui ça coute peu de faire ces efforts. La frustration, les contraintes, les demandent insensées, les bruits et toutes les choses désagréables propres à l’environnement de l’humain. Ces chiens là, qui ont appris à gérer leurs émotions et à prendre sur eux lorsqu’une main douteuse les touche sur la tête, ceux là, ont la possibilité de vivre leur vie bien plus pleinement. Ceux là on les emmène partout et on les laisse vivre leur vie. Le détachement est alors possible.
Dédicace ici à ma chienne Birdie, chienne des rues de Roumanie, arrivée chez moi pour morsure tenue sur l’humain. Aujourd’hui elle me suit librement partout, elle n’a même plus de collier, Car elle a appris à supporter notre monde.

Revoir sa priorité en éducation canine.

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Revoir ses priorités en éducation canine

Ecrit par Laura SGARD

Aujourd’hui la culture chien est au contrôle et à « l’obéissance respectueuse », mais encore bien loin du chien sociable et bien dans sa tête. Les méthodes d’éducation canine dites positives très en vogue vendent cette belle image du dressage respectueux pour un chien motivé et non contraint, sensé être heureux d’apprendre le « assis ». On parle de coopération, de motivation et de valorisation des bons comportements. En opposition aux méthodes traditionnelles qui dressaient votre chien à coup de collier chaînette ( l’humain se fâchait et le chien subissait… ) on a clairement fait un pas en avant et tout doucement les choses s’améliorent.

On ignore donc les comportements déplaisants et on valorise les comportements qui nous conviennent dans des situations où le comportement du chien peut être problématique. Seulement voilà, le respect ce n’est pas seulement une absence de punition ou bien de contrainte physique. Ce qui me pose souci ici, c’est qu’avec ou sans contrainte, les réponses canines qui conviennent  à la société sont toujours les mêmes, c’est-à-dire le désintérêt de l’environnement.

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Car on se plait beaucoup à regarder passer un chien « au pied » devant d’autres chiens, les yeux rivés sur son humain à attendre un ordre, une demande ou une récompense… Parce que cela reste plus pratique et facile, on « entraîne » souvent le chien à oublier son environment en lui apprenant des tours dépourvus de sens, oui j’ai bien écris dépourvus de sens. Parce que fixer un individu dans les yeux, s’asseoir, se coucher lors de situations stressantes ou inconfortables et même pire, ignorer le danger, sont des comportements absurdes et non naturels.  Au lieu de leurs proposer des apprentissages utiles, on les dresse pour que sur commande ils ne nous posent pas de problèmes. Alors bien sûr on a changé notre façon de le demander, ou plutôt de l’obtenir. Mais si on veut réellement parler de respect et de bien-être il serait temps d’adapter aussi nos demandes d’humains à leurs besoins de chiens. Est-ce si difficile ? 

Assis ? Au pied ? Pas Bouger ? Avons nous vraiment besoin d’un tel contrôle pour que notre compagnon s’adapte à notre société ? Ok on ne se fâche plus c’est formidable, le modèle reste pourtant le même :  écoute le « maître », oublie tes trucs de chien ! En moins marrant et traduit autrement j’entends : désocialisation et  inhibition. De vilains termes qui ne s’accordent pas du tout avec l’image qu’on a de l’éducation positive.

Apprendre sans comprendre 

En plus de cela, lorsque le chien est systématiquement contrôlé, il ne sait plus réfléchir pour prendre des décisions, faire des experiences et en déduire des choses utiles. Et encore plus malheureusement presque personne ne voit cette « absence » de raisonnement (parce que dans notre monde le chien qui rapporte la balle ou qui marche sur ses pattes avant paraît plus intelligent que celui qui vous largue en balade et vous attend à la voiture…).

Il reste tout de même des situations où l’on ne peut pas « camoufler » cette absence de vécu, la communication avec les congénères. J’ai mal au cœur à chaque fois que je reçois un chien sur le terrain complètement absent de la situation, les yeux rivés sur ses humains, sur un bâton ou sur des mains glissées dans les poches, dans l’attente d’une demande pour savoir comment se comporter et comment obtenir de la nourriture ou de l’adrénaline via du jeu d’excitation. Non il n’est pas motivé à jouer ou à travailler, il est juste incapable de se comporter comme un chien de façon naturelle et saine.

Pour en voir passer régulièrement, en principe ce genre de chien rencontre des soucis de communication avec ses semblables canins, tout simplement parce qu’attendre une indication de l’humain sans tenir compte de l’environnement n’est pas un comportement normal, le contact congénères pose alors quelques difficultés à ces chiens très conditionnés.

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Petite expérience vécue avec Hewon, mon Husky Sibérien, lors d’une prestation sur un salon : 

Sur les lieux il y avait plusieurs professionnels avec leurs chiens et nous rencontrons donc un Berger australien mâle non castré d’environ 4 ans, « toqué » de la balle ( malheureusement ), sans laisse évidement puisque son attention était uniquement focalisée sur le jouet. Ce chien n’est donc même pas venu se présenter et a continué à suivre sa balle dès qu’un humain acceptait de taper dedans. Hewon a légèrement tiqué puis est passé à d’autres odeurs plus intéressantes. Une personne à ensuite tapé dans cette fameuse balle qui est passée à ras de mon chien… Suivi du Berger australien ! Ce chien complètement absorbé par sa poursuite a foncé en ligne droite sur Hewon pour aller chercher l’objet « maudit » ce qui lui a valu une réponse très agressive du mien. 

A votre avis qui s’est fait lyncher dans cette histoire ?  Le méchant Husky aurait donc agressé sans raison le pauvre Berger australien qui ne faisait que s’amuser avec sa balle.. Ou plutôt un chien dépourvu de communication et désocialisé qui ne prend même pas en compte les signaux et le langage de sa propre espèce, qui engendre un conflit par son seul manque d’adaptabilité en se ruant sur un congénères auquel il ne s’est même pas présenté afin d’attraper un objet en plastique… Car en chien, courir en ligne droite de façon déterminée sur un congénère cela s’appelle « une charge » et peut être perçu comme une agression . Hewon est loin d’être un pacifiste et il est vrai qu’il a le grrr  facile, son niveau de tolérance n’est clairement pas sa plus belle qualité, par contre il sait très bien le faire comprendre de loin.

Car un chien qui arrive à toute vitesse mettra forcément les autres chiens en inconfort et selon les individus cet inconfort sera exprimé différemment. Ce jour-là, l’inconfort d’Hewon s’est exprimé par une dissuasion un peu brutale du fait qu’il était en laisse, pour autant personne n’a été capable de comprendre que le chien à problème sur ce stand n’était pas celui qui avait « râlé » mais plutôt celui qui ne savait pas se présenter, ni communiquer. Ce chien travaillait en méthode positive, au clicker, il était capable de faire bien des choses contre un lancé de balle où un bonbon mais pas de se présenter correctement à un congénère.

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Le respect du chien

Ma question est  « Est ce que cela est respectueux  » ?  De laisser un chien focalisé sur sa balle parce que cela est « arrangeant » ( il ne s’occupe pas de l’environnement…) ? Est ce que cela est respectueux de laisser un chien s’enfermer dans un circuit de prédation et de se servir de ce TOC pour ses propres priorités ? Et sans même aller jusqu’au chien dépendant, le simple fait de toujours vouloir détourner nos compagnons canins de ce qui les intéressent montre bien que nous ne sommes pas prêt à nous adapter à eux, car nous ne voulons pas prendre la peine de comprendre le monde d’une autre façon que la nôtre.

Est ce qu’il est respectueux d’apprendre aux chiens à ne pas « regarder » leurs congénères lors des croisements ?  Je pense évidement au « look at me », cet exercice qui consiste à entraîner le chien à regarder son humain, souvent pour passer sans souci devant des stimulations qui le mettent en inconfort ou dans en état d’excitation, encore une fois parce que ces situations ne sont pas pratiques pour nous « humains ». On respecterait donc nos chiens en leur faisant oublier ce qu’ils sont pour correspondre plus facilement à notre société et à nos besoins ? Quand on me parle du clicker, on me dit souvent « oui mais c’est le chien qui propose donc c’est son libre choix », sauf que le chien propose ces comportements non naturels parce qu’ils ont déjà été renforcés en amont, aussi parce que finalement lorsqu’on les met « au travail » en éducation au bout d’une laisse en statique, il n’y a pas grand chose d’autre à faire que de donner des réponses aux humains contre quelques friandises, donc « Look at me » car je suis ta seule réponse possible.

La vérité la plus triste dans tout cela est qu’on attend finalement beaucoup de nos animaux en leur donnant très peu sans même parfois s’en rendre compte. La plupart de nos attentes ne correspondent pas à leurs besoins et l’image de l’animal heureux est souvent faussée et mal comprise. Nous entendons par là « soins, confort, alimentation de qualité… » mais on pense rarement à la qualité de vie en général, la qualité des contacts sociaux qu’ils soient avec les humains ou les congénères, des activités saines et naturelles qui comblent leurs besoins fondamentaux. Parce qu’un chien excité n’est pas forcément « content », il serait temps de penser à leur offrir déjà une heure de promenade par jour avec du libre choix, de nouvelles odeurs et des contacts congénères avant de vouloir en faire des champions d’agility, de cani-cross ou des chiens de cirque.

Pour conclure, lorsque je vois un chien marcher sur ses pattes avants en faisant du slalom pour ensuite aller s’enfermer lui même dans une valise, je me demande ce que ferait ce même chien pour s’adapter à ses congénères ou à une situation complexe, si on lui demandait un « pas bouger » au milieux d’une départementale… Serait-il seulement capable de regarder autour de lui pour sauver sa vie ? Oui l’exemple est atroce mais prend tout son sens étant donné que vous savez et que je sais qu’un bon nombre de chiens « éduqués » et sensés être ajustés à notre monde d’humains finiraient en crêpe.  Et nous aimons cela, je ne parle pas des crêpes mais du contrôle, la plupart des gens aiment être « écouté au doigt et à l’œil » et si en plus cela paraît respectueux parce qu’on paye le chien en friandises, alors tout va bien dans le meilleurs des mondes.

C’est bien pour cela qu’on met parfois du temps à entendre le message, remettre en question tout son fonctionnement avec le chien est forcément difficile. Certains ne l’entendront peut-être jamais, d’autres laisseront tomber leur balle pour tenter d’observer leur compagnon au naturel, pour ce qu’il est et non pour ce qu’ils aimeraient qu’il soit.

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L’animal, un des loisirs de l’Homme

L’Animal un des loisirs de l’homme.

Ecrit par Laura SGARD

La place de nos animaux

 Si on leur pose la question la plupart des gens vous diront que leur chien, leur chat, est un compagnon, un ami et qu’il fait partie de la famille, qu’ils éprouvent de l’amour pour cet animal et qu’ils ne souhaitent que son bien-être. Mais il serait temps d’appeler un chat un chat.

Nous aimons cette façade où l’on reconnait l’animal comme ami de l’homme, les histoires et les films sur le sujet ne manquent pas. Seulement nos amis ne sont ils pas sensés être des individus libres qu’on ne forcera pas à rester auprès de nous ? En effet être libre c’est avoir la possibilité de se mouvoir, de se déplacer ou bon nous semble et vous noterez d’ailleurs que dans tous les films qui nous compte de belles amitiés homme/chien la laisse n’est pas vraiment présente… en effet il ne me semble pas avoir beaucoup vue Lassie, Croc-Blanc, Belle ou Bailey en laisse la plus part du temps… Pourquoi ? La relation serait-elle suffisamment crédibles à vos yeux si ces héros avaient été attachés ?

Le concept de liberté est également de n’appartenir à personne. Avouez qu’il y a déjà un hic dans notre belle image du chien  « membre de la famille » qui doit rester à « sa place », faire son pipi quand nous l’avons décidé, exécuter nos « ordres » et subir toutes les contraintes de nos propres vie. Notre ami à quatre pattes si chère à notre cœur se retrouve en fin de compte avec le statut d’esclave dont nous sommes d’ailleurs les « maîtres », nous jouissons de leur sort de la même façon, du moins dans les termes,  ça correspond parfaitement.

Après la vie réelle n’est pas aussi simple qu’une définition dans le dictionnaire mais il est important selon moi de prendre conscience que nos animaux de compagnie ne nous doivent rien et que nous leurs imposons une vie qui souvent  ne leur correspond pas.  Ce « chien ami » qui passe sa vie dans un espace clos à raison de trente pauvres minutes de sortie par jour (s’il a la chance de les avoir ! ) reste finalement un de nos objets de loisir pour qui la vie est parfois bien triste et ennuyeuse.

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Libéré, délivré…

Parce que dans notre société il devient habituel de se décharger de toute responsabilité lorsque l’on agit pour « la sécurité », je souhaitais aborder ce sujet par rapport à nos animaux de compagnie. De plus en plus « la sécurité » prend la place du « bien être » et avec bonne conscience on fait encore et toujours de l’animal un objet, un loisir, une activité. Il nous reste encore du chemin à parcourir pour avoir une certaine prise de conscience vis à vis des animaux qui partagent notre vie.

La liberté me semble être déjà un premier pas vers « le libre choix » et le bien-être. La plus part des chiens ont déjà une vie ennuyeuse au possible, lui proposer cette alternative c’est le considérer comme autre chose qu’un simple objet de loisir. Cela semble simple et évident mais beaucoup trop d’animaux de compagnie passent leur existence privés de liberté, du cheval enfermé seul dans son boxe au chat d’appartement il y a de quoi se poser des questions sur cet « amour » inconditionnel que soit disant nous leurs portons. De la même façon que l’on rend un chien réactif et conflictuel avec ses congénères en l’empêchant d’avoir des contacts, on peut rendre un chien allergique au « rappel » parce qu’on l’empêche d’explorer.  Article de l’empreinte : Le rappel, notre plus grosse faiblesse

J’entends déjà le ton stressé des propriétaires de chiens  « chasseurs » me dire :

« Moi je ne peux pas le lâcher sinon il se sauve ! « .

Premièrement ce n’est pas parce qu’un chien part en chasse qu’il se sauve, d’ailleurs sans vouloir en rajouter une couche, on entend plutôt ce terme lorsque l’on parle d’un individu captif.  Votre chien chercherait donc à vous fuir ?

« Mais s’il va vers une route il pourrait mourir ! »

Oui c’est vrai. Comme tous les animaux du monde qui se promènent librement.

Avant de me diaboliser complètement en pensant que j’aime croiser des chiens écrasés sur le bord des routes, sachez qu’il y à 3 ans j’ai adopté un chien loup croisé husky qui m’a fait de nombreuses frayeurs et m’a également fait revoir ma vision du chien.  

Le risque zéro n’existe pas et c’est la règle essentielle à comprendre pour pouvoir vivre pleinement sa vie. Le chat lui se promène en liberté dans la rue et cela ne nous empêche pas de dormir (si parfois ils nous font du bruit c’est vrai… ), en espérant que rien ne change car la mode du chat « enfermé » ou en « laisse » par sécurité a déjà commencée. La sécurité reste finalement la meilleure excuse que nous trouvons pour contrôler et parquer systématiquement nos animaux, mais ne parlons nous pas de sécurité pour nous donner bonne conscience lorsque nous privons nos compagnons de leurs besoins fondamentaux pour notre propre confort émotionnel ?

Je t’aime donc je t’empêche…

Force est de constater que nous avons du mal à « coupé le cordon », nous avons systématiquement besoin de les avoir en visuel, de savoir ce qu’ils font et d’y mettre très souvent des limites.

Que l’on soit bien d’accord : mettre une friandise devant le nez d’un chien ou utiliser son « toc » de prédation avec un jouet afin de le détourner est aussi une façon de l’empêcher de vivre normalement.

Il est donc clair que nous avons un sérieux problème de contrôle et nos chiens un problème de libre choix. Par peur et méconnaissance nous n’acceptons désormais  pas / plus  leur communication de chiens (oui grogner, prendre en gueule font partis de leur communication ) ni leurs besoins fondamentaux ce qui nous amène finalement à des soucis conséquents de comportement.

Les demandes de l’humain

Si on creuse un peu on se rend vite compte que les activités canines par exemple sont surtout des « loisirs » d’humains avant d’être des loisirs de chiens. Si demain je vous propose l’activité  » trouver la plus grande flaque de boue pour se rouler dedans et recouvrir sa propre odeur…  ou encore marqué deux fois de suite chacun des pipi du chien du voisin autour de la maison… » pas sur que vous soyez partant, pourtant votre chien serait ravi lui d’utiliser son nez pour trouver une eau croupie dans laquelle il pourra se baigner ou de passer une plombe à marquer toute la rue sans qu’on le tire pour qu’il avance plus vite.

Il est évident que de vouloir pratiquer des activité avec son chien semble être une belle initiative mais soyons honnête ces activités sont d’abord pour nous et non pour lui. Le chien n’a pas besoin de faire du cani-cross pour se muscler, se fatiguer s’il est promené correctement. Il n’a pas besoin de faire de recherche, ni d’agility pour pouvoir courir, sauter et utiliser son nez car toutes ces activités se retrouvent durant la balade exploratoire  si elle est bien faites et ajusté à ses besoins, également lors des rencontrent avec ses congénères. Et pour ce qui est d’apprendre à un chien de famille à mordre tenir et secouer dans un « sport » de mordant, je crois qu’il y a de réelles incohérences à renforcer les déviances génétiques de ce qui nous sert aujourd’hui de chien domestique, et ce discours vaut pour toutes les races.

Le message ici reste « comblez déjà ses besoins de chien « , pensons donc un peu à lui au lieu de ne penser qu’à nous. ( à lire :  Article de Nicolas Cornier, La solution est dans la promenade. )

Pour finir on pourrait simplement parler du contact homme chien, de ce besoin insatiable qu’ont les gens de vouloir toucher, shampouiner, tripoter les animaux domestiques. Lorsque vous rencontrez quelqu’un que vous trouvez beau, mignon, bien habillé…  Lui demandez vous s’il est possible de le toucher ou de le caresser ( en imaginant qu’il ai aussi les cheveux très doux et pelucheux ) ?

 

 

 

 

 

Socialiser son chien avec ses congénères.

Socialiser son chien avec ses congénères :

Ecrit par Laura SGARD

  La socialisation est un besoin…

La socialisation c’est le fait d’apprendre et d’intégrer des codes sociaux : Être « social » c’est entretenir des relations entre êtres vivants, relations relatives à une société ou une communauté. Un chien socialisé correctement saura communiquer (comprendre et se faire comprendre) avec ses congénères. On parle alors de socialisation intra-spécifique (au sein d’une même espèce). Avec les autres êtres vivants, on parlera de socialisation inter-spécifique (entre espèces).

Le chien est un animal social et il est extrêmement important pour lui d’avoir des contacts réguliers avec d’autres chiens. Il est donc indispensable de bien le socialiser avec ses congénères. Or les maîtres manquent en principe cruellement d’informations sur la communication canine et ne savent pas toujours gérer les rencontres. De plus beaucoup d’acteurs du monde canin ne se mettent pas à jour sur le comportement et donnent des informations et conseils erronés.

Des conseils à déconseiller

En effet il existe encore des vétérinaires qui expliquent que l’agressivité entre chiens est du à un rapport de dominance. Des éducateurs qui se disent comportementalistes canins peuvent également tenir ce discours par manque de formation et d’ouverture.chien-dominant

On vous dira alors qu’il faut sanctionner le chien et le remettre à sa place pour corriger son comportement. En vérité les sanctions physiques et menaces verbales répétitives en présence de congénères augmenteront son anxiété et inhiberont complètement sa communication, à tel point qu’il ne sera plus capable de communiquer normalement avec son espèce. Attention, les moniteurs de clubs canins se permettent aussi souvent de donner des conseils en comportement, il faut savoir qu’ils ne sont pas formés pour cela.

Une enquête de One-Voice nous à d’ailleurs dévoilée les maltraitances appliquées par ces « méthodes » coercitives : « La violence du dressage dévoilé ».

Le chien dit « agressif » avec les autres chiens chercherait donc toujours à affirmer sa place de dominant pourtant « il ne s’agit pas d’un caractère fixe, ni d’un trait de tempérament. » Ce qu’on appelle rapport de dominance est le résultat d’une interaction sur un élément de convoitise (Ressource). Ex : Nourriture, reproduction, jouet etc…

Enfin un rapport de dominance n’est pas systématiquement exprimé par des comportements agressifs.

Des contacts réguliers, oui mais pas au bout de la laisse.

Votre chien a besoin de voir des congénères… Pour interagir avec eux et entretenir sa communication. Il faut faire la différence entre un croisement de chiens en laisse qui ne permet pas ou très peu d’interactions et une rencontre libre (éventuellement en longe) où votre compagnon aura le temps de « parler chien ».

De plus la rencontre en laisse est très inconfortable pour votre chien car celle-ci ne lui permet pas de se dérober/s’éloigner s’il est en inconfort. Le chien démontrera donc plus facilement de l’agressivité parce qu’en vérité il se sent coincé et obligé de faire face à la situation.

A savoir : Les tensions sur la laisse influencent énormément le comportement de votre chien lorsqu’il rencontre un congénère. Si votre chien est très nerveux lors des croisements il est conseillé de prendre de la distance afin qu’il puisse analyser sereinement le chien qui passe, d’attendre qu’il vous suive de lui même sans tirer sur sa laisse, de la détendre au maximum si la rencontre venait à se faire.

Le chien méchant

J’entends souvent dire entre les propriétaires de chiens « Il est gentil votre chien ? »

Le comportement social du chien n’a rien à voir avec le fait qu’il soit gentil ou méchant. La réactivité de votre compagnon peut avoir plusieurs causes : la peur, le stress, une mauvaise communication, une forte excitation…

-La peur des congénères : Un chien mal socialisé n’aura pas forcement l’habitude de voir d’autres chiens et ne saura pas bien se comporter avec eux. Ce qui peut provoquer du stress ou de la peur d’où la réaction agressive visant surtout à dissuader l’approche d’un éventuel congénère.

-La gestion de l’émotion et de la frustration : Certains chiens ne savent pas gérer leurs emotions et montent très vite en excitation. Lorsque votre chien est très nerveux il n’analyse pas correctement les messages du chien en face et peut déborder : mordre trop fort, être trop brutal dans son approche.

Le manque de contacts pourra également provoquer une telle frustration que votre chien adoptera un comportement très nerveux et excité à la vue d’un autre chien. Son comportement pourra donc vous paraître « agressif ». Un chien qui ne supporte pas la frustration pourra également être très harcèlent avec ses congénères et ne pas supporter qu’un chien lui dise « Non » et donc démarrer une bagarre.

-Une mauvaise communication : Un chien qui ne communique pas correctement aura souvent des interactions conflictuelles avec les autres. En effet s’il n’est pas respectueux de ses congénères et s’il ne comprend pas la communication que lui propose le chien en face cela pourra facilement tourner au conflit. Enfin le chien ne grogne ou n’agresse pas par méchanceté, ces attitudes font partis de leur communication de chien. De la même façon qu’un enfant pourrait dire « Non », crier, pousser puis taper pour signaler son inconfort (ou sa frustration…).

A savoir : Les jeux excitants de courses, de lancés, de balles ou bien de tiraillements nourrissent le besoin d’excitation (et les instincts de prédation) quotidien de votre chien. Plus vous l’encouragerez à s’exciter plus il en aura besoin et le recherchera. Un chien n’a pas besoin de s’exciter pour être épanoui.

De bonnes interactions pour une bonne communication.

Pour développer ses « codes canins » votre compagnon doit faire des rencontres enrichissantes dans un but d’apprentissage. Les chiens ont une communication particulière et seule la rencontre régulière d’individus différents peut entretenir cette communication. Un chien qui communique correctement est un chien qui sait s’adapter et proposer différentes réponses. Prendre le temps d’analyser l’individu qu’il y a en face pour lui proposer un comportement approprié et adapter son approche me semble être le plus important des apprentissages.

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Exemple : Certains chiens ne sont pas commodes voir tendus… Ils ne veulent pas jouer ou s’exciter et ne souhaitent parfois même pas entrer contact. Le message sera envoyé de loin par la posture qu’ils adopteront face aux autres chiens. Arriver en ligne droite à la vitesse d’un missile n’est probablement pas la meilleure réponse à proposer dans ce cas là. De ce fait en proposant des réponses inadaptées le chien pourra se mettre dans des situations inconfortables voir dangereuses.

On confond souvent jeu et excitation. Lorsqu’il est en état d’excitation votre chien n’est pas capable de réfléchir à ce qu’il fait et en principe ne se rend pas compte de ce qu’il se passe autour de lui, souvent dans ces conditions le rappel du propriétaire est inefficace. Il est normal qu’un jeune chien propose de l’excitation mais il est important qu’il apprenne à se maîtriser et se poser pour pouvoir respecter ses congénères. Le jeu a toujours un but d’apprentissage et peut se faire calmement, au sol par exemple. En aucun cas la course de prédation et la brutalité ne sont appropriées dans une rencontre.

Apprendre les bons comportements avec les bonnes rencontres :

Entre chiots on apprend pas à parler chiens…

Pour apprendre à un chiot comment se présenter et interagir correctement avec ses congénères il est logique de lui présenter des chiens matures qui savent déjà communiquer et de ce fait qui sont … adultes !
Beaucoup de personnes pensent qu’il faut mettre les chiots et les jeunes chiens ensembles pour les socialiser… Pourtant c’est une grosse erreur. Dans une portée certes, les chiots restent ensembles mais la plus part du temps sous l’œil avisé de la maman qui gère les comportements de la fratrie.
Laisseriez-vous une cour d’école sans maîtresses ni surveillants ? Il est normal que les individus matures éduquent les plus jeunes. Il n’est donc pas très intéressant pour un jeune chien de ne rencontrer que des camarades de son âge avec lesquels il va s’exciter.

Je conseille d’ailleurs de présenter plus d’adultes (calmes) que de jeunes la première année de vie du chien. Il apprendra ainsi le respect de l’autre et sera capable de proposer d’autres réponses que l’excitation lors de ses rencontres canines.

Voir l’article de chiens des villes : Mon chien ne sait pas parler chien…

Socialiser ce n’est pas dresser…

La socialisation par l’Obéissance est couramment pratiquée en club canin : On apprend au chien à rester au pied, à ne pas chercher le contact avec les congénères présents sur le terrain. Les exercices les plus courants sont le « Pas bouger » pendant qu’un autre chien passe à coté ou bien le « Au pied » collé au maître pendant les croisements. En aucun cas ces exercices ne socialisent votre chien. Au contraire sur un chien peu socialisé il peut provoquer un état émotionnel très inconfortable, le chien pourra monter en frustration ou encore développer du stress en présence de congénères. Sinon il apprendra à ignorer la communication des autres chiens et se « dé-socialisera ».

Si en plus les méthodes d’éducation sont coercitives (par la contrainte), par exemple en utilisant des outils comme le collier à chaînette étrangleur (dit de travail), votre chien développera sûrement de l’agressivité envers ses congénères voir envers les personnes.

Beaucoup de mes clients souhaitent apprendre à contrôler leur chien parce que celui-ci n’est pas sociable et qu’ils rencontrent des problèmes en promenade lorsqu’il y a d’autres chiens. En vérité il est bien plus agréable de se promener avec un chien sociable qu’avec un chien « Au pied », agréable pour vous, mais surtout pour votre chien, qui lui a véritablement besoin de contacts canins.

Parler chien pour vivre chien

Socialiser votre compagnon correctement avec ses congénères quel que soit son âge et son vécu lui permettra de vivre sa vie, d’être libre et d’être bien dans ses pattes. L’habituer à notre monde d’humain en lui montrant un maximum de choses (on parle alors de familiarisation) fera de lui un compagnon sociable et sur de lui. Ajoutez à cela une éducation respectueuse de son bien être avec des méthodes douces qui vous amènent à mieux le comprendre et il pourra vous suivre partout. Socialisez le dans de bonnes conditions en choisissant de lui présenter des congénères adaptés aux apprentissages dont il a besoin. Contactez un professionnel qui utilise des méthodes respectueuses de l’animal si vous avez du mal à le comprendre et à gérer les rencontres avec les autres chiens. Eviter les méthodes coercitives et les éducateurs qui ne vous parlerons que de dominance et/ou de control même en « éducation positive ». La socialisation du chien n’est pas un « dressage » et la dominance n’est en réalité qu’un détail de la communication canine, elle n’explique en rien la réactivité sur les congénères.

Pour aller plus loin : Article de chiens des villes  » Mon chien est agressif avec les autres chiens »

Article réalisé et édité par L’Empreinte éducation canine.

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